Pierre, le 01-09-2010
Mon frère m'a fait parvenir un joli tableau qu'il a peint à partir d'une photo :

Ceux qui connaissent un peu la Bretagne reconnaîtront sans doute le lieu ![]()
Catégorie(s) : Dessins
[ 0 commentaire(s) ]Pierre, le 01-09-2010
Mon frère m'a fait parvenir un joli tableau qu'il a peint à partir d'une photo :

Ceux qui connaissent un peu la Bretagne reconnaîtront sans doute le lieu ![]()
Catégorie(s) : Dessins
[ 0 commentaire(s) ]Pierre, le 06-07-2010
Commençons par des choses compliquées : le problème de Dirichlet sur un ouvert U du plan, consiste à étudier l'existence et l'unicité d'un prolongement, continu sur l'adhérence de U, de classe C² et harmonique sur U, pour une fonction continue donnée sur la frontière de U. Si U n'est pas trop méchant, l'unicité est une belle application du théorème de Green. L'existence n'est pas toujours vraie, elle l'est si U est un disque par exemple.
Tout cela est très bien, mais encore faut-il avoir une idée de ce qu'est une fonction harmonique. C'est plus simple à comprendre dans la version discrète du problème de Dirichlet qui s'énonce ainsi (dans le cas du rectangle) : étant placés des nombres dans les cases du bord d'un damier, peut-on placer des nombres dans les autres cases de sorte que chacun d'entre eux soit la moyenne de ceux qui se trouvent dans les quatre cases voisines ? Le problème de Dirichlet discret admet toujours une unique solution, c'est un exercice d'algèbre linéaire dont j'avais déjà parlé. Une fonction qui a cette propriété de moyenne est dite harmonique; c'est l'analogue discret des fonctions harmoniques du premier paragraphe.
Je ne sais pas si on peut, en voyant la surface représentative d'une fonction, dire si elle est harmonique ou pas. Tout ce que je sais c'est qu'une fonction harmonique, dans le cas discret comme dans le cas continu, n'a pas d'extremum local ailleurs qu'au bord de son domaine.
Je me suis livré à un exercice d'informatique pratique : partant d'une fonction quelconque définie sur un rectangle (en fait un carré), la rendre «de plus en plus harmonique» en appliquant l'algorithme naïf qui consiste à remplacer la valeur en chaque point par la moyenne des valeurs voisines. Le plus long a été de lire la documentation des logiciels utilisés (python et gnuplot). Le résultat sont les images gif animées suivantes dont je suis très fier
Les valeurs au bord du carré restent inchangées, c'est la règle du jeu. Pour le reste, on voit que les creux et les bosses sont gommés.
set terminal gif animate giant transparent set output 'dirichlet.gif' set size 1,1.7 set pm3d set cbrange [-60:60] set zrange [-60:60] set dgrid 50,50,2 unset key unset tics unset border unset colorbox splot 'data0' with pm3d splot 'data1' with pm3d splot 'data2' with pm3d splot 'data3' with pm3d splot 'data4' with pm3d splot 'data5' with pm3d ...
Une fois entré tout ça (jusqu'à data249 dans mon cas) dans un fichier toto, on utilise simplement la commande :
gnuplot toto
pour obtenir l'image dirichlet.gif que vous voyez plus haut. Les fichiers data0, data1, etc. contiennent des coordonnées de points dans l'espace (sous la forme de trois colonnes) et sont fabriqués par un script écrit en python. L'option de gnuplot à laquelle revient tout le mérite est sans doute set dgrid car c'est par elle qu'on obtient une surface et non un nuage de points (comportement par défaut de Gnuplot). La couleur fonction de l'altitude est fournie par l'option set pm3d.
Catégorie(s) : Informatique, Mathématiques
[ 0 commentaire(s) ]Pierre, le 02-07-2010
En musique, j'aime bien les variations sur un thème. Cela ne veut pas dire que j'aime toutes les reprises, loin de là. Voici un exemple avec beaucoup de contraste :
Catégorie(s) : Musique, films, etc.
[ 2 commentaire(s) ]Pierre, le 02-07-2010
Elle a passé très vite pour moi, parce que j'étais presque en permanence en train de préparer un cours ou un devoir ou une feuille d'exercices, etc. et sans doute aussi parce que j'ai trouvé ça intéressant. Voici donc un conseil pour vivre plus longtemps (au sens : voir le temps passer moins vite) : ne pas faire un métier intéressant
Je vais maintenant voir si les vacances d'été passent aussi vite.
Catégorie(s) : Non classé
[ 0 commentaire(s) ]Pierre, le 18-06-2010
C'est avec trois mois de retard que j'annonce la naissance d'un fils, Adrien. Il est évidemment adorable

PS1. Je ne vais pas indiquer le poids et la taille, surtout après ce que j'en avais dit.
PS2. On peut tout faire avec LaTeX (et TikZ), même un landau :
definecolor{brique}{rgb}{0.4,0,0}
\definecolor{bordeau}{rgb}{0.5,0,0}
\begin{tikzpicture}[scale=0.75,
background rectangle/.style={
double,thick,draw=bordeau,rounded corners},
inner frame sep=1.3cm,show background rectangle]
\colorlet{capote}{brique}
\colorlet{landau}{bordeau}
\colorlet{poignee}{brique}
\colorlet{csupport}{brique}
\colorlet{crayon}{brique}
\colorlet{croue}{bordeau}
\nvar{\lrayon}{0.8cm}
\nvar{\erayon}{0.03cm}
\nvar{\eroue}{0.08cm}
\draw[line width=0.13cm, draw=poignee] (1.8cm,0) arc (-180:-280:0.3);
\draw[line width=0.08cm,draw=csupport] (0,0) -- (-70:3cm);
\draw[line width=0.08cm,draw=csupport] (0,0) -- (-110:3cm);
\draw[fill=landau,draw=landau] (0,0) -- (0:2cm) arc (0:-180:2cm) -- cycle;
\draw[fill=capote,draw=capote] (0,0) -- (-175:2.2cm) arc (-175:-260:2cm) -- cycle;
\foreach \a in {0,30,...,330} {\draw[line width=\erayon,draw=crayon] (-110:3cm) -- +(\a:0.8cm);};
\foreach \a in {0,30,...,330} {\draw[line width=\erayon,draw=crayon] (-70:3cm) -- +(\a:0.8cm);};
\draw[line width=\eroue,draw=croue] (-70:3cm) circle (\lrayon);
\draw[line width=\eroue,draw=croue] (-110:3cm) circle (\lrayon);
\end{tikzpicture}
Catégorie(s) : Non classé
[ 7 commentaire(s) ]Pierre, le 04-06-2010
(… pas toute la géométrie) Je rencontre cette année, de nombreux exercices, a priori dans l'esprit du programme officiel, dont l'énoncé contient des choses comme «le plan» ou «l'espace». Mais c'est quoi «le plan» ? Je connais le plan
, le plan des suites
qui vérifient
, le plan des solutions de l'équation différentielle
, etc. Tous ces plans sont bien sûr isomorphes mais pas de façon unique, alors c'est lequel «le plan» ? Dans l'esprit du programme officiel, on est très rigoureux sur certains points étonnants, par exemple l'application
n'est pas un endomorphisme de
mais de
, mais on se permet de parler du «plan» sans jamais dire lequel. C'est d'autant plus énervant que ce n'est pas compliqué de dire
, ou «un plan» au lieu de «le plan».
Il y a autre chose; le programme officiel dit :
Il convient de souligner que le choix d’une origine du plan ou de l’espace permet d’identifier points et vecteurs. On é́vitera cependant de faire systé́matiquement cette identification.
Mais pour identifier (ou pas) points et vecteurs, il faudrait d'abord définir ce qu'est un point ! Problème : la définition des espaces affines n'est pas au programme (on définit seulement les sous-espaces affines des espaces vectoriels par exemple). Pour ma part, je ne vois pas quel problème il y a à appeler point tout élément d'un espace vectoriel. La question de l'identification point/vecteur ne se pose alors plus
En résumé :
P.S. j'ai de nombreux collègues (probablement tous en fait) qui ne sont pas du même avis que moi, donc je suis peut-être dans l'erreur…
Catégorie(s) : Mathématiques
[ 5 commentaire(s) ]Pierre, le 02-06-2010
J'ai donné un devoir à mes élèves où l'une des questions est :
Démontrer que si deux matrices
commutent,
alors. Donner un contre-exemple lorsque
et
ne commutent pas.
En cherchant un contre-exemple, je me suis posé la question suivante : toute matrice
est-elle somme de deux carrés ? Je pense que c'est une question facile, mais pas triviale, enfin j'espère ! J'ai passé un peu de temps à chercher une preuve jolie au sens où elle est peu calculatoire. En contrepartie, elle n'est pas accessible pour mes élèves par exemple, à cause de l'utilisation d'un gros théorème qu'il verront plus tard. Je joins cette preuve ci-dessous, écrite en blanc sur fond blanc pour vous laisser le plaisir de chercher
Preuve (en blanc sur fond blanc) :
On calcule facilement la différentielle de l'élévation au carré en la matrice unité et on voit ainsi que l'élévation au carré est un difféomorphisme local en la matrice unité. Ainsi le groupe (bug, évidemment, merci à JLT de me l'avoir signalé. La preuve est néanmoins facilement réparable, voir les commentaires) des carrés des matrices inversibles est ouvert dans l'espace des matrices. En particulier toute matrice assez proche de la matrice unité ou de son opposé (qui est un carré car on est en dimension 2, penser aux rotations planes…) est un carré. Il suffit maintenant d'ajouter une constante assez grande à la diagonale de M pour conclure facilement que M est la somme de deux carrés. c.q.f.d.
Catégorie(s) : Mathématiques
[ 8 commentaire(s) ]Pierre, le 29-05-2010
J'avais posé la question suivante à mes élèves :
Calculer le déterminant de la transposition
.
Je lis la réponse suivante :
La transposition laisse invariant les points situés sur la diagonale, elle peut s'écrire comme un produit de transpositions, il y en a
donc le déterminant cherché est
.
Ce raisonnement n'a aucun sens, mais le résultat est le bon. L'idée de l'élève est-elle bonne ?
Catégorie(s) : Mathématiques
[ 10 commentaire(s) ]Pierre, le 14-05-2010
Il existe une expérience assez traumatisante : se rendre sur des sites tels que lefigaro.fr ou liberation.fr (pour n'en citer que deux) et lire les commentaires des internautes. Suite à cette expérience, l'optimiste se consolera en pensant que les internautes en question sont quelques personnes aigries ou dérangées qui ne représentent pas la société française, le pessimiste regrettera de ne pouvoir changer de planète.
Aujourd'hui, j'ai trouvé sur lefigaro.fr un sondage comportant une seule question, courte et imprécise, avec un résultat sans appel. En tant que fonctionnaire de l'éducation nationale, il fallait que j'en garde un souvenir en faisant une capture d'écran :
Catégorie(s) : Grognements
[ 5 commentaire(s) ]Pierre, le 02-05-2010
On trouve toutes sortes d'erreurs dans les copies : orthographe, grammaire, calcul, syntaxe, logique, etc. Je ne leur accorde pas la même importance, loin de là. Par exemple, je suis très indulgent concernant les erreurs de calcul (de toute façon, le barème se charge de les sanctionner). En revanche, plusieurs mois ont passé depuis que j'ai enseigné à mes élèves l'usage des symboles de la logique (tels que
,
, etc.) et je constate que les erreurs que je digère le moins bien sont les erreurs de logique/syntaxe. J'ai sous les yeux une de ces erreurs, qui me donne la nausée :
Question : Soit
une famille de réels,
étant un ensemble fini non vide. Montrer que
.
Réponse : On a
, etc.
Non seulement je mets zéro à la question, mais ça me coupe l'envie de lire le reste de la copie (et de mettre des points au reste de la copie). Comment peut-on écrire le symbole
sans se poser la moindre question, comme si c'était une décoration ?
Catégorie(s) : Grognements, Mathématiques
[ 22 commentaire(s) ]